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Des lycéens vosgiens pour l’Ukraine

Le lycée des métiers de l’automobile Pierre Gilles de Gennes de Gerardmer s’est mobilisé dans un projet solidaire de collecte de produits de première nécessité en direction de l’Ukraine. Un camion partira du lycée en direction du port autonome de Strasbourg, où des professionnels prendront le relais jusqu’à la frontière ukrainienne.

« Avec le conflit en Ukraine, on a voulu agir à notre échelle, en fonction des capacités qu’on a », déclare le proviseur, Alain Mallet. « Les idées sont venues de plusieurs élèves, enseignants, on a tous discuter de ce qu’on pouvait faire et on a concrétisé ça rapidement après avoir eu la validation du projet par la région Grand-Est. En 2 jours, le projet était lancé », ajoute-il. Plusieurs élèves volontaires et motivés par cette cause travaillent dur pendant leur temps libre avec les accompagnateurs.

De la collecte à la livraison 

Le camion est chargé des dons collectés par la protection civile dans les lycées généraux et professionnels des alentours. Des flyers ont été distribués aux élèves et aux personnels dans 18 établissements qui se sont mobilisés pour ce projet. Les dons sont alors amenés dans deux lycées professionnels assurant la logistique des colis. Tri, emballage, reconditionnement et palettisation sont assurés avant l’acheminement en camion par les élèves du lycée Pierre Gilles de Gennes jusqu’à leur établissement. La dernière étape consistera à faire rouler les élèves impliqués jusqu’au port autonome de Strasbourg, qui prendra le relais avec des routiers professionnels car les règlementations ne permettent pas aux lycées de l’automobile de faire conduire les élèves en dehors du territoire français. 

Une vraie motivation, mais aussi une fierté 

« Les élèves ont tout de suite été très motivés, ils sont venus nous proposer leurs idées », raconte Vincent Hocquaut, enseignant au lycée. Il ressent leur progrès à une vitesse incroyable : « pas besoin d’aller les chercher pour les cours ou pour conduire, ils ont l’envie, ils demandent et redemandent « quand est-ce qu’ils partent ? », c’est une cause qui les touche », ajoute-il. Les élèves mettent en pratique les compétences qui leur sont enseignées tout au long de leur cursus, et rentrent dans leur futur métier. Ils apprennent à suivre la règlementation sociale européenne comme les heures de conduites autorisées, et sont suivis par leurs professeurs en dehors des heures de cours. Vincent Hocquaut affirme que : « les examens restent quand même prioritaires. Cependant, cette participation restera énormément valorisée pour leur cursus ». Pour lui et les élèves impliqués : « c’est un travail réel, plus que des cours, ça a du sens, avec une valeur de solidarité. » 

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