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Dans l’attente des 100 pour sang !

Une bonne résolution à prendre. Cette année encore, l’Etablissement français du sang tire la sonnette d’alarme. Après un mois de décembre un peu décevant, les centres attendent le plus de monde possible afin de délivrer les 3 millions de poches annuelles nécessaires aux besoins des patients partout en France.

Seulement 4% des français remplissant les critères essentiels au don donnent leur sang. C.P : Christelle Rewiako

En 2019, 1,7 millions de personnes se sont rendus dans un des 13 centres pour effectuer cette action citoyenne. Mais avec un besoin quotidien, les donneurs ne sont pas assez nombreux à se mobiliser. Le centre de Strasbourg, situé près de la place de la Bourse, accueille chaque jour à peine plus de 100 personnes pour des dons de sang, mais aussi de plasma et de plaquettes.
« Depuis plus de 15 ans, il n’y a aucune prise de conscience de la part des citoyens français. Seulement 4% des personnes en capacité de donner donnent leur sang chaque année. On court littéralement après les donneurs » explique la Dr Haderer, responsable des prélèvements. 

Des difficultés lors des fêtes

La fin de l’année 2019 a été marqué par les épidémies de grippe et de gastroentérite, ainsi que les grèves et les manifestations. Si ces phénomènes ont imputé les commerçants, il en est de même pour l’Etablissement français du sang. Les équipes ont donc dû se mobiliser pour attirer le plus de monde possible en cette période de crise. « On a fait le Mois de la Générosité, pour inciter les français à donner, explique la docteure. On travaille avec plusieurs associations. On essaie toujours de faire quelque chose de sympas pour rendre ça plus « léger » et on utilise beaucoup les nouvelles technologies pour toucher la jeune génération ». De plus, l’Etablissement français du sang est régulièrement en contact avec les médias, au cas où un appel au secours deviendrait nécessaire. 

L’aiguille maléfique

Mais une question reste sans réponse. Pourquoi il n’y a pas plus de français qui donnent leur sang ? Au delà d’une « baisse de la solidarité entre citoyens » selon la Dr Haderer, une étude réalisée par l’Etablissement français du sang lui-même met en avant une peur inconditionnelle : celle de l’aiguille, appelée la bélonéphobie. Cette phobie irrationnelle est tellement dure à dépasser pour certains qu’ils assurent ne jamais pouvoir la surmonter et donner leur sang. « Je suis incapable de donner mon sang, même si j’aimerai beaucoup, affirme Doriane, étudiante. Rien que de penser à l’aiguille m’angoisse. J’aimerai dépasser ma peur car la cause me tient à coeur, mais ce n’est pas envisageable pour le moment. ». Une opinion partagée par de nombreux français. Mais pour d’autres l’intérêt collectif doit primer. « Je pense que les français en capacité de donner devraient se bouger, s’exclame Victoire, qui a donné son sang pour la première fois cette année. Ils ne se rendent pas compte combien le don de sang est important. S’il leur arrivait quelque chose demain, ils seraient bien contents qu’il y ait du sang en stock pour leur sauver la vie ».

Malgré les nombreuses campagnes de publicité, aucune amélioration n’est à noter pour 2019. Pour les personnes majeures et prêtes à faire un geste, toutes les informations sont disponible sur efs.sante.com.

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