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Le Temps des féminismes touche à sa fin

La troisième édition du Temps des féminismes, organisée par les OFF des Bibliothèques Idéales, a fait résonner son clap de fin. Un festival réussi pour les Strasbourgeois comme pour les organisateurs. 

L’église Saint-Guillaume est devenue un « bel écrin » selon Lisa Haller, chargée de communication, pour réfléchir sur des thématiques fortes telles que les violences sexistes et sexuelles, les normes de la féminité et le déni lesbien. Du 21 au 30 mars, sur une scène illuminée par des bougies et ornée de livres, la journaliste Nésrine Saloui, Caroline Dorian, la fille de Gisèle Pélicot, l’actrice Judith Godrèche et bien d’autres se sont passé le micro pour parler de ces sujets. Leurs interventions et le programme ont conquis 400 personnes par rencontre. 

Un programme riche et marquant

« Nous avions envie de multiplier les arts et la façon d’exprimer le féminisme », explique sourire aux lèvres la chargée de communication. Pour clore l’édition, Judith Godrèche a eu carte blanche pour sa performance hier soir. C’est une conférence musicale que l’actrice a choisi de partager, accompagnée du duo familial Faux Amis et de la violoncelliste, Marion Frère que l’actrice a lu des textes fondateurs du féminisme. L’actrice n’a pas été la seule à exprimer sa vision du féminisme de manière artistique. La danse et des lectures performées étaient aussi au programme. La diversité a été un atout cette saison et a permis d’accueillir un public de tout âge et de tout genre bien que les femmes étaient plus présentes. 

Un public au rendez-vous

« Je trouve ça génial d’avoir accès à ce type d’événement », se réjouit Naïla, 22 ans. La gratuité de tous les événements est venue accroître le succès du festival. « Ça ne désemplit pas et on voit que le public change », dévoile Lisa Haller, « Il faut continuer de démocratiser l’accès à la culture », ajoute-t-elle. Lors de ces trente événements gratuits, nombreuses sont celles qui réagissaient par des applaudissements, des rires ou des « bravos ». Notamment lors de la rencontre avec la fille de Gisèle Pélicot où certaines sont sorties avec les larmes aux yeux. 

Le féminisme au cœur d’une église

Ce troisième cycle a marqué un tournant pour « Le temps des féminismes », avec une montée en puissance face à l’accueil enthousiaste du public. Après une première à l’Aubette et une deuxième à la bibliothèque nationale universitaire (BNU), les débats ont pris place au sein de l’église Saint-Guillaume comme une « évidence » d’après Lisa Haller.

Légende : L’église Saint-Guillaume aux couleurs du féminisme. ©Claire Caschera

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