
C’est tendance : faire ses ongles est devenu le nouvel accessoire de beauté. En institut ou à domicile, le phénomène connaît une offre variée à Strasbourg.
Le métier de prothésiste ongulaire s’est développé de manière fulgurante ces dernières années, porté par une demande croissante et une professionnalisation du secteur. À Strasbourg, de nombreux instituts ont vu le jour.
Une profession en pleine expansion
Dans son institut, So’Bodyfull à Strasbourg, Nadia El Mahi forme et enseigne le métier de prothésiste ongulaire à de nombreux jeunes. « Je le remarque, de plus en plus de jeunes filles viennent pour se spécialiser dans l’onglerie », souligne la responsable. Des formations essentielles pour celles qui souhaitent acquérir les compétences de ce métier minutieux.
Pour des poses classiques en institut, les prix varient entre 20 et 50 euros. De leur côté, les prothésistes à domicile imposent leurs tarifs qui évoluent en fonction de la demande des clients.
J’aime pouvoir être créatif et me sentir libre dans mon imagination quand je fais les ongles.
Vinh Nguyen, prothésiste ongulaire
Un métier presque artistique
Si la prothésie ongulaire repose principalement sur des techniques précises, elle est aussi une activité artistique. Vinh Nguyen, 24 ans, a appris à poser des ongles dans ces années lycée. Une passion transmise par sa mère durant son adolescence. Aujourd’hui, il a su s’imposer dans le domaine et se créer sa propre clientèle à Strasbourg, grâce à son travail de qualité. « C’est une réelle passion, j’adore pouvoir créer des motifs ou des textures sur les ongles. Je ne fais pas dans la simplicité, j’aime pouvoir être créatif et me sentir libre dans mon imagination quand je fais les ongles », lance-t-il en plein travail avec une cliente.

Apprendre seul, une solution pour faire des économies
Grâce aux réseaux sociaux et aux nombreux tutos disponibles, certains se lancent même dans un apprentissage en solo. C’est le cas d’Inès Calgar, étudiante strasbourgeoise, qui a fait le choix d’acheter tout le matériel nécessaire. « J’ai commencé à faire mes ongles pendant la Covid, puis petit à petit j’ai acheté tout le matériel. C’était un gros coût, presque 1000 € d’investissement, mais avec toutes les poses que j’ai réalisées, c’est déjà bien rentabilisé », se réjouit-elle. Une manière de faire ces ongles plus économique certes, qui nécessite tout de même un apprentissage par la pratique et une connaissance des règles d’hygiène.
Une pratique dangereuse à long terme
L’utilisation de certains produits pour réaliser les poses peuvent devenir toxiques à long terme, comme le gel, la résine ou encore le vernis. Dans une étude publiée en 2022 par Clinics in Dermatology, plusieurs cas de cancers ont été associés à l’utilisation du vernis semi-permanent. La principale cause serait les lampes UV utilisées pour catalyser les ongles après la pose du produit. « Si le travail est mal fait, on peut très vite attraper des infections, comme des mycoses. Les ongles peuvent aussi s’abîmer plus rapidement si les produits utilisés sont de mauvaise qualité », alerte Inès Calgar.
Légende photo : Vinh Nguyen, en pleine réalisation sur sa cliente. (Crédit : Sara Metzger)
Sara Metzger.