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Face à la sinistrose actuelle

Beaucoup se replient dans leurs jardins pour contempler la nature en éveil. Les citadins ne font pas exception. Les jardins ouvriers, aujourd’hui souvent appelés jardins familiaux, sont des refuges de détente et de loisirs pour les Strasbourgeois en mal de verdure.

 « Après la révolution industrielle, les campagnards venus s’installer en ville ont perdu quelque chose d’essentiel : la nature. C’est à ce moment-là qu’on a créé les jardins ouvriers », explique Xavier Koeller, secrétaire de l’Association des Jardins Ouvriers de Strasbourg Ouest (AJOSO). L’association gère aujourd’hui près de 1000 jardins d’une superficie moyenne de deux ares.

Un lopin de terre accessible à tous

La Ville de Strasbourg gère 4800 jardins familiaux, comme ceux des Foulons, à la Montagne Verte. « Quand on a emménagé dans notre appartement à quelques rues d’ici, un voisin nous a parlé de cette possibilité de louer un lopin de terre. Nous avons donc contacté la mairie et choisi un jardin qui contenait un petit abri », raconte Martine Behr, retraitée, venue profiter des premiers rayons du soleil.  Elle et son mari louent ce jardin semi-aménagé depuis 7 ans, pour 97 euros par an. Deux autres formules existent, le jardin traditionnel, sans aménagements pour 51 euros par an, et le jardin complètement aménagé pour 170 euros par an. Seule condition pour être éligible : résider à Strasbourg et ne pas posséder de jardin privatif.

Un petit havre de paix

« On y vient les week-ends, on installe quelques chaises et on profite du soleil… En été, on cultive aussi quelques légumes, des courgettes, des haricots, des choses qui ne demandent pas trop d’entretien car la semaine nous n’avons pas le temps d’y passer. Le mieux est toujours d’avoir son propre jardin, mais pour nous qui vivons en appartement, c’est un bon compromis », confie Marie Collet, habitante du quartier. Comme elle, nombreux sont les Strasbourgeois à s’être intéressé à cette solution suite au confinement.

« S’ils permettent aux ouvriers d’échapper à leur taudis en profitant d’un air plus respirable, ils les éloignent aussi des cabarets et encouragent les activités familiales au sein de ces espaces verts », disait l’abbé Lemire au début du XXe siècle. Ce dernier a toujours milité pour que chacun puisse avoir son petit coin de terre et c’est dans son sillon que l’AJOSO est né en 1925. L’association s’occupe de la gestion des terrains et du respect des règles dans les jardins des adhérents. Xavier Koeller prévient tout de même  : « La liste d’attente pour obtenir un jardin est importante…Il faut parfois attendre plus de deux ans, dans certaines zones très demandées ».

Légende photo : Jardins familiaux des Foulons à la Montagne Verte (Crédit photo : Estelle Kiefer)

Estelle Kiefer

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