
Le Carnaval du Bouc Bleu s’est tenu le dimanche 16 mars dans les communes d’Hœnheim, Bischheim et Schiltigheim. Attirant chaque année de nombreux groupes de différentes nationalités, l’édition de 2025 n’a pas échappé à la règle avec la participation de l’association bisontine DOM-TOM VYBZ et le groupe de danse Kolibri Ka Danser d’Hœnheim, qui sera présent ce dimanche 23 mars à partir de 15 heures, route des Vienne.
« On a voulu amener le soleil des Antilles en Alsace », plaisante Djo, président de l’association DOM-TOM VYBZ. Accompagné de ses 14 musiciens et des danseuses du groupe carnavalesque Kolibri Ka Danser, Djo et sa troupe ont ambiancé la foule avec du gwoka, un genre musical rythmé des Antilles. Les milliers de spectateurs ont pu entendre durant cette 60ème édition plusieurs tambours d’origine africaine et latino-américaine, comme des congas ou des bongos. « On utilise ces instruments pour syncoper et apporter de l’énergie à nos chansons. Le rythme de nos interprétations se situe souvent aux alentours de 130 à 140 battements par minute », souligne le président de DOM-TOM VYBZ.
« Le carnaval, c’est le mélange des cultures »
Maëlys, danseuse au sein du groupe Kolibri Ka Danser d’Hœnheim
« La biguine, le gwoka mais aussi le bèlè sont des danses très joyeuses, très expressives. Elles sont parfaites pour les événements festifs comme le carnaval », lance Maëlys, danseuse au sein du groupe Kolibri Ka Danser, basé à Hœnheim. Pour celle qui a commencé ce sport à l’âge de 9 ans, le mélange des cultures qu’il y a chaque année au Carnaval du Bouc Bleu est une aubaine. « On en profite pour mettre en avant les sonorités guadeloupéennes ou martiniquaises car peu de métropolitains en écoutent », indique-t-elle.
Entre tradition et modernité
« Avec les filles, on fusionne le gwoka avec l’afrobeat ou le shatta car certaines, généralement les plus jeunes, adorent ces genres musicaux », déclare Kénora, également danseuse. Tout en touchant un plus large public lors de leur interprétation, ce panachage leur permet également de transmettre leur savoir à la jeunesse. « Ce mélange leur rappelle que notre histoire musicale est un melting-pot de cultures africaines, européennes et indigènes », souligne la trentenaire. Et rien de mieux que le Carnaval du Bouc Bleu pour la mettre à l’honneur.
Crédit photo : DOM-TOM VYBZ et les Kolibri Ka Danser ont participé au Carnaval du Bouc Bleu. (Facebook DOM-TOM VYBZ)