Suivez-nous !

Economie

Les e-supérettes débarquent en France

Les supérettes entièrement automatisées sont en plein essor. Facile d’accès, rapide d’utilisation, et connecté, ce nouveau format du commerce de proximité séduit de plus en plus. 

Un oeuf manquant pour réaliser une recette, plus de lait ou de café pour le petit déjeuner : pour parer à ça, le groupe Neovendis lance en 2016 la supérette automatisée Xemiti. Lionel Hirsch a lancé ce concept de magasins, ouverts 7j/7 24h/24 en 2016. Le montage des enseignes ainsi que le système de robotisation sont fabriqués en France d’après lui. Cela explique le ticket d’entrée de 10 000€ pour devenir franchisé par l’entreprise. Au préalable, la société ne demande qu’un local où s’installer, comme à Montpellier dans un ancien garage de moto.

« Tout ce qu’on demande au gérant, c’est de venir réapprovisionner tous les matins les rangées de produits, ça prend une heure ou deux, grand maximum. », déclare Samy Ayada, franchisé Ximiti et gérant du magasin de Montpellier. Pour commander, rien de plus simple. Deux possibilités s’offrent aux clients. Il est possible de faire son choix sur place via la borne qui répertorie les produits en catégories. Ou, depuis le lieu que l’on souhaite, grâce à une commande par une application à télécharger sur un smartphone. Dans ce cas-là, les achats sont à récupérer dans un délai de 12h. En général, pas plus de dix minutes d’attente sont à prévoir pour que les commandes soient traitées.

Le digital s’invite dans les courses

« Je prends le train tous les jours (la supérette se trouve à côté de la gare NDLR), donc juste avant de monter dedans, le soir. Quand j’ai besoin, je fais les emplettes de ce qui manque à la maison, et puis parfois, je me prends aussi un petit quelque chose. », explique Stéphanie, une cliente. Si l’enseigne affiche plus de 1600 références à travers toutes leurs boutiques automatisées (400 dans celle de Montpellier), vous n’y trouverez que l’essentiel. À Montpellier, par exemple, il n’y a qu’une référence de dentifrice.

Cela est dû à la politique de la franchise. « La façon d’utiliser la supérette est propre à chacun, relève Marie, la chargée relation presse de l’entreprise. Par exemple à La Rochelle, on a remarqué que les clients l’utilisent pour faire leurs grosses courses, mais au départ on met en avant l’aspect pratique, le côté utile et complémentaire d’où le fait qu’on soit aussi ouvert en 24h/24. » Également à prévoir un sac ou un cabas pour transporter ses achats que l’entreprise ne fournit pas. 

Un marché en pleine expansion

Cette supérette nouvelle génération répondrait à un besoin croissant de la part des consommateurs, d’après son concepteur. « L’accès à des produits de consommation courante à tout moment, facilement et à des prix raisonnables, c’est ce que cherchent de plus en plus les Français », affirme-t-elle. À l’heure actuelle, la société Ximiti se développe essentiellement dans le sud de la France. 

La franchise prévoit de s’étendre dans d’autres villes françaises, et également en outre-mer, avec une ouverture prévue en Martinique. Dans le Grand Est, le magasin le plus proche se situe à Besançon. Pour l’instant, aucun candidat alsacien à cette franchise de magasin 2.0 ne s’est déclaré.

Un article d'Antoine Baret édité par Sailesh Gya.