C’est devenu le phénomène des soirées étudiantes: le Beer Pong. Ou l’autre manière de se rendre ivre. Lorsqu’une soirée étudiante s’organise, une question se pose souvent: «Qui ramène les balles de Ping-Pong? ». Elles sont devenues aujourd’hui primordiales pour vivre une soirée autour d’une partie de Beer Pong endiablée. Un jeu très simple, mais aussi très impressionnant ! Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, voici une vidéo expliquant les deux règles de la discipline. https://www.youtube.com/watch?v=3hgZArPgMqk&feature=emb_logo C’est une passion où l’honneur se joue sur chaque partie Javier Salinas Il existe de nombreux tournois en France, où la compétition fait rage. « C’est une passion où l’honneur se joue sur chaque partie », estime Javier Salinas, étudiant en économie de 22 ans et vainqueur du dernier tournoi Erasmus de Beer Pong organisé à Strasbourg. Pour lui, ce « sport » est bien plus qu’une manière de finir rond comme une queue de pelle.«J’ai découvert cette discipline à 16 ans, et je n’ai depuis jamais cessé d’y jouer.» «Toutes les sorties sont de bonnes raisons de s’entrainer», selon lui. Chaque soirée, il ramène des balles de ping-pong, des gobelets, et surtout des litres et des litres de bière. «Ma soirée la plus mémorable était trois fûts de 5 l de bière… à quatre», indique-t-il. En grand champion de ces soirées, il continue de jouer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’adversaires, ou plus de boissons. « L’important, c’est de trouver l’équilibre entre la précision des tirs, et la résistance à l’alcool », ajoute-t-il. Ce jeu très simple est apparu aux États-Unis, sans doute dans les campus américains. Son origine est très floue à cause de la simplicité du jeu. Mais cette discipline est une façon très (trop) ludique de faire du binge drinking, c’est-à-dire une consommation rapide d’alcool. Pour Javier Salinas, il n’y a jamais d’excès. «En tournoi, il faut faire attention à ne pas trop boire, parce que quand ça tourne trop, le verre est beaucoup plus dur à viser. Et ce qui suit, c’est forcément l’élimination, et donc on arrête de boire», détaille-t-il. Mélangeant précision, adresse, et surtout résistance à l’alcool, on peut vite comprendre pourquoi le Beer Pong a conquis les soirées étudiantes. Où le but est de ne surtout pas finir sobre. Une table de Beer Pong "de puriste". Crédit photo : Thibaud Gamb Aux États-Unis, la discipline est beaucoup plus développée. Il existe même les World Series of Beer Pong organisés à Las Vegas. Des équipes professionnelles s’entrainent durement pour espérer gagner le tournoi et un beau chèque de 50 000 €. Seule ombre au tableau pour les Beer pongistes : la Covid-19, qui a conduit à l'annulation de tous les tournois de cette année.